
« Dans chaque difficulté se cache une opportunité. » – Albert Einstein
1. Introduction
Préparer son année RH est souvent perçu comme un exercice contraignant, centré sur les obligations, les manques ou les risques à éviter. Pourtant, une autre lecture est possible. En adoptant l’approche des “risques positifs”, le dirigeant de TPE peut transformer les incertitudes en leviers de progrès.
Cette vision permet de sortir d’une logique défensive pour entrer dans une dynamique stratégique, réaliste et mobilisatrice.
2. Comprendre la notion de “risques positifs” en RH
En gestion des risques, un risque n’est pas uniquement une menace. C’est aussi un événement incertain qui peut produire un effet favorable.
Appliquée aux ressources humaines, cette lecture change profondément la manière de préparer son année RH.
Un départ peut devenir une opportunité de réorganisation.
Une absence prolongée peut révéler un besoin de polyvalence.
Une difficulté managériale peut conduire à faire évoluer les pratiques. Ainsi, le risque positif n’est pas un pari hasardeux. Il s’agit d’un potentiel de transformation, à condition d’être identifié et anticipé.
3. Identifier les zones d’incertitude utiles à analyser
Pour préparer son année RH grâce aux risques positifs, il est essentiel de repérer les zones où l’incertitude existe réellement.
Dans les TPE, elles sont souvent connues intuitivement par le dirigeant, mais rarement formalisées.
Par exemple :
- Une dépendance forte à une personne clé
- Des compétences détenues par un seul salarié
- Une charge de travail inégalement répartie
- Une motivation fluctuante dans l’équipe
- Une organisation très orale, peu formalisée
Ces zones ne sont pas des problèmes en soi. En revanche, elles deviennent des points d’appui pour orienter les actions RH de l’année.
4. Transformer les risques en leviers d’action RH
Une fois identifiés, les risques positifs permettent de définir des actions simples et concrètes.
L’objectif n’est pas de tout sécuriser, mais de tirer parti de ce qui peut évoluer.
Quelques exemples concrets :
- Une compétence critique détenue par une seule personne → mise en place d’un tutorat ou d’une transmission informelle
- Une surcharge ponctuelle → réflexion sur l’organisation, les priorités et les modes opératoires
- Un manque d’autonomie → micro-actions de formation sur le poste de travail
- Une tension relationnelle → clarification des rôles et des attentes
Ainsi, préparer son année RH ne consiste plus à empiler des actions, mais à choisir les bons leviers, au bon endroit.
5. Construire une feuille de route RH réaliste pour l’année
L’approche par les risques positifs permet de bâtir une feuille de route RH sobre et efficace.
Trois principes sont essentiels.
D’abord, limiter le nombre de priorités.
En TPE, deux ou trois axes RH bien travaillés valent mieux qu’un plan trop ambitieux.
Ensuite, relier les actions RH à l’activité réelle.
Une action n’a de valeur que si elle soutient la production, la qualité ou la continuité de l’activité.
Enfin, accepter l’ajustement en cours d’année.
Préparer son année RH n’est pas figer un plan, mais se donner un cadre d’analyse pour décider plus vite et plus juste.
6. Préparer son année RH autrement
Préparer son année RH grâce aux risques positifs, c’est changer de posture.
Au lieu de subir les aléas humains, le dirigeant apprend à les lire comme des signaux utiles.
Cette approche permet :
- De sécuriser l’activité sans rigidité,
- De développer les compétences sans lourdeur administrative,
- Renforcer l’engagement sans artifices.
Comme le rappelait Peter Drucker : « Le meilleur moyen de prédire l’avenir est de le créer. »
En RH, cela commence souvent par un regard différent porté sur ce que l’on appelle, à tort, des risques.
🎯 Pour aller plus loin, découvrez aussi notre post
Clôturer son année RH efficacement
🔗 Ressources complémentaires
Ministère du Travail – Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences
INRS – Prévention et organisation du travail
L’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) propose des informations et outils concrets pour prévenir les risques professionnels, améliorer l’organisation du travail et veiller à la santé au travail.
